"Villes"

L'histoire du peuple et du royaume Bamoun

Cameroon
(Cameroon )
Localisation : Ouest-Cameroun
Le pays Bamoun est une grande '' fédération de peuples '' qui a forgé son unité au cours des siècles .Deux cent ethnies, les Tùe, qui soumises par la ruse ou la force sont devenus Bamoun, parlant une seule langue. Les Bamoun sont dirigés par un Roi,



UN SEUL PEUPLE, UNE SEULE LANGUE, UN SEUL TRONE

DEVISE : Honneur – Travail – Patrie


Le pays Bamoun est une grande '' fédération de peuples '' qui a forgé son unité au cours des siècles .Deux cent ethnies, les Tùe, qui soumises par la ruse ou la force sont devenus Bamoun, parlant une seule langue. Les Bamoun sont dirigés par un Roi, membre de la dynastie de Nchare Yen venue de Rifum ( Mbankim ) il y a sept siècles.

Les croyances religieuse en vigueur dans cette région sont l'islam,,le christianisme, et un fond ancestral de religion que les monothéistes qualifient de paganisme ou de culte de crânes. L'actuel territoire des Bamoun a été occupé par les immigrés Tikar en plusieurs étapes.

On suppose que 200 à 300 personnes, femmes et enfants compris, ont franchis le fleuve à la suite du prince Nchare. Celui-ci soumit quelques sept principautés avant de s'établir dans un premier temps à Njimom. L'Etat Bamoun y est proclamé et Djimom devient la première capital du royaume.
Le pacte fondamental scellé sous l'arbre, Sép au lieu dit Sâmba Ngùo stipule que :
L' Etat Bamoun est né et Nchare en est le roi. Il désignera librement son héritier parmi ses fils.
Les sept compagnons Kom (Nkom au singulier), cosignataires sont les conseillers intronisateurs de Roi, chargés de garder la loi fondamentale de l'état et de veiller à son application. Leur fonction est héréditaire et ils sont autonomes. Ils ont le privilège de se donner la mort q'ils sont condamnés à la peine capitale par la justice pour haute trahison, par exemple.,
De Djimom, Nchare conquiert une dizaine d'autres ethnies et établie sa nouvelle capital à Foumban après y avoir vaincu les Pa Mben qu'il réinstalle dans un quartier de la ville
( Mamben). Le royaume a alors une dimension presque circulaire dont le diamètre est de 30 Km environ entre Djimom et Kundùm. On croit que la population se situe autour de 25 000 âmes.
Quand Mboumbouo Mandù devint le onzième monarque vers la fin du XVIIIe siècle il entreprend de grandes conquêtes aux frontières naturelles du Mbam, de la Mapè et du Noun. Le territoire est multiplié par quatre.
La population a plus que doublé. On évaluait la population Bamoun à 60 000 habitants au début du siècle pour une superficie de 7 700 Km2 environ.
Ce royaume est constitué d'un haut plateau (700m) à l'ouest, surmonté de trois massifs alignés – Mbapit, Nkogham et Mbam (2200. m) – et d'une plaine encaissée au pied de la falaise à l'Est de Foumban ; cette plaine longe la rive du Mbam jusqu'au point de confluence avec le Noun près de Bafia.

SA. Dr NJI NJIASSE NJOYA
ADMINISTRATION TRADITIONNELE ET ORGANISATION DE LA SOCIETE BAMOUN

A première vue, l'organisation de la société Bamoun donne l'impression d'être pyramidale et complexe. La multiplicité des lignes hiérarchiques entre le sommet de la pyramide et la base laisse penser à une inextricable toile, difficile à dérouler et à pénétrer. En réalité il n'en est rien.
Si l'effectivité du pouvoir est détenue par le Mfon ( roi ), il y a au-delà, un agencement de l'autorité hiérarchique en sous-ensembles concentriques de responsabilité qui fait que tout le monde participe à l'exercice du pouvoir.
Il s'agit donc d'un pouvoir communuel animé par différents acteurs (nobles ou notabilités) qui représentent autant de centres de décision. Les fonctions de chacun sont précisées, ses relations avec les autres également. Cette répartition des rôles est nécessaire afin de maintenir la dynamique indispensable à l'équilibre sociale, avec comme point de focalisation, la primauté du Roi.

NJI MOULIOM Adamou



COMMENT NSHARE ORGANISA LA SUCCESSION ROYALE

Les incertitudes du présent font ressusciter l'histoire et en particulier l'histoire des homes qui nous ont précédés. L'histoire ne dit peut-être pas où nous allons, mais elle indique d'où nous sommes partis et le cheminement suivi. Elle donne à cet effet des repères et aide à mieux comprendre les hommes afin d'éviter toute confusions, les événements et à respecter les lois préétablies.
Nchare Yèn venu de Rifum en 1394 ordonne que la succession royale soit choisie dans sa famille. Seule la famille paternelle est digne de régner. ''l'héritier du roi quelques soient les circonstances ne doit jamais sortir ni de la famille des kom, ni des chefs vassaux, ni de la famille des kom shü shüt , de la famille des gens du roi, ni d'une famille étrangère''. Cette organisation successorale était mise sur pied par Nchare parce qu'il craignait que l'un des descendants parvenu au pouvoir n'abandonnât les coutumes des Bamoun venues de Rifum pour prendre celle de sa famille maternelle. Cette famille pouvait se venger contre les Bamoun qui autrefois avaient vaincu leurs ascendants. Cette organisation n'a pas failli jusqu'au roi Mbiekouo. Après sa mort, NGOUHOUO profita des troubles qui sévissaient dans le royaume usurpa le trône. Or NGOUHOUO avait été grand serviteur du Roi MBOUEMBOUE. Il n'était pas prince du sang ni apparenté à la famille royale. C'était un véritable esclave.

NSANGOU, fils de NGOUNGOURE et neveu du roi MBOUEMBOUE se révolta, guerroya contre NGOUHOUO et hérita du trône des roi Bamoun. Depuis cette tragédie, aucun roi n'a eu ni son frère, ni un esclave pour lui succéder.

Issah VESSAH NJOYA



I.3- Dynastie royale
NCHARE YEN
1394 - 1418

NGOUOPOU
1418 - 1461

MOUJOU
1461 - 1498

MENGAP
1498 - 1519

NGOUH I
1519 - 1544

FIFIEN
1544 - 1568

NGOUH II
1568 - 1590

NGAPNA
1590 - 1629

NGOULLOURE
1629 - 1672

KOUOTOU
1672 - 1757

MBOUOMBOUO
1757 - 1814

GBEINKOM
1814 - 1817

MBIEKOU
1817 - 1818

NGOUHOUO
1818 - 1863

NCHETFON
30 minutes

NSANGOU
1863 - 1889

NJOYA IBRAHIM
1889 - 1933

EL HADJ SEIDOU NJIMOULUH NJOYA
1933 - 1992

EL HADJ IBRAHIM MBOMBO NJOYA
1992 - ?


Le Roi MBOUOMBOUO fut le onzième roi de la dynastie ; la légende en a fait un géant doté d'une force herculéenne; il fortifia la ville de Foumban et résista à l'invasion Foulbé; par la suite, il fit la guerre à 48 Chefs et refoula les Bamilékés et les Tikars venus du nord : le Royaume délimita ainsi ses frontières aux rives des fleuves Noun, Mapè et Mbam.


D'après les traditions orales, Le roi MBOUOMBOUO était un géant capable de poser les bras sur la toiture de son Palais; sa tête énorme avait une excroissance de chaque côté du front, son nez trop lourd tombait sur sa lèvre, son cou était très long et son nombril creux. Il avait des joues très enflées et un corps très velu.

Comme il souffrait de douleurs diverses, il était souvent allongé sur son lit pour recevoir ses invités mais lorsqu'il se levait, tout le monde fuyait.

Lorsqu'il parlait d'un ton modéré, sa voix portait à plus de deux kilomètres mais lorsqu'il criait on l'entendait à plus de deux kilomètres à la ronde.

Le Roi NJOYA, 17ème roi, intelligent, ambitieux, innovateur en de nombreux domaines, il est le plus célèbre des souverains Bamoun. Il est le 17è de la dynastie et accéda au trône à 15 ans. Véritable génie, il demeure pour toute l'Afrique noire une figure originale.

Autoritaire, ambitieux, curieux, imaginatif, il inventa l'écriture et la langue SHÜ-MON qu'il vulgarisa dans les écoles créées par ses soins. Il permet ainsi la codification et la conservation de l'histoire et de la tradition Bamoun dans un ouvrage qui a valeur d'anthologie.
Le souverain excella également dans l'art : il inventa une machine à moudre du maïs, à l'occasion d'un voyage à Buéa, il fut impressionné par la luxueuse villa du gouvernement allemand et fit édifier dès son retour un Palais, véritable chef d'œuvre architectural dont il élabora lui-même les plans et supervisa les travaux.

Vue de face du palais construit par le Roi Njoya
C'est un Palais unique dans tout le Cameroun qui abrite aujourd'hui les services de l'administration royale et le Musée royal. Le Roi, grand amoureux des Arts et des Lettres, est à l'origine de l'Islamisation du royaume à l'issue de laquelle il prend le titre de Sultan que porteront désormais ses successeurs.
Il est déposé en 1923, meurt en exil suite à sa déportation à Yaoundé par l'administration coloniale française.

Source: royaumebamoun.com et asbaf.com
Publié par : carole

Articles similaires

L'histoire de Las Vegas, la main mise de la Cosa Nostra

United_States_of_America
(United States of America )

Les statues de l'île de Pâques

Chile
(Chile )

Origine de la ville de Yaoundé (Cameroun)

Cameroon
(Cameroon )

L'histoire du peuple et du royaume Bamoun

Cameroon
(Cameroon )

''Teotihuacan'' la cité des dieux

Mexico
(Mexico )

Origine de la ville de Douala (Cameroun)

Cameroon
(Cameroon )

Si vous n'avez pas de compte facebook, utilisez ce formulaire pour poster un commentaire

1
Bsr ; je souhaite avoir une histoire sur le chef NGOUHOUO 1818 – 1863 ancien roi des bamoum. moi nana olivier et je suis un de ces petit fils. dans mon village BAKONG il se pourait que un enfant de NGOUHOUO se refuger et se marier à bakong; donc je banganté de bakong mais mon origine sort de foumban. s'il vous avez des informations a me donnée... voila mon mail; bamiolive@yahoo.fr
15/01/2015 Ă  09h53min32s
Les champs du formulaire ne sont pas correctement remplis!
Par exemple les mots saisis dans les champs doivent avoir au moins 3 caractères
   
   
   
 
 

"Meilleurs votes du jeu"


"Villes"


Origine de la ville de Douala (Cameroun)

''Les Incas'' la civilisation disparue

''Teotihuacan'' la cité des dieux

"Leaders"


Che Guevara

Mekatilili Wa Menza

BĂ©hanzin (GbĂŞhanzin) Hossu Bowelle

Formulaire de Connexion